Languedoc

Publié le 13 janvier 2026 à 15:24

La croix d'Yeuse, Hérault

Bruneau, Hérault

Coste Rouge, Hérault

 

Les monuments se répartissent dans le département de l’Hérault et l’ouest du Gard. Plus de 350 dolmens sont recensés. Il est probable que ce chiffre soit en dessous de la réalité. Le groupe est séparé à louest de celui des Pyrénées et à l’est de celui du Bas-Rhône par des territoires sans mégalithes. Il est mitoyen, au nord, des dolmens du grand Causse aveyronnais, quelques interférences se remarquant dans les zones frontalières.

Architecture

La structure fondamentale des monuments est le dolmen à couloir. Les chambres, souvent simples, quadrangulaires, sont recouvertes de dalles. Les parois latérales, quand elles sont mégalithiques, sont faites d’une seule dalle. Des colmatages en pierre sèche entre les différents supports et la table assurent une étanchéité pour ces caveaux dont une partie est aérienne et non recouverte par un tertre.

Les 2/3 des parois latérales de la chambre et du couloir sont en pierre sèche, 1/4 est constitué de dalles et 1/6 d’un mélange des deux types de matériaux. Le chevet et l’entrée sont réalisés avec des grandes dalles verticales.

Les ouvertures sont majoritairement dirigées au sud-ouest vers le soleil couchant. Les variations de l’orientation peuvent être dues à la morphologie du terrain. Comme les constructeurs utilisent régulièrement les lapiaz ou les diaclases d’origines naturelles du substrat pour caler les supports, ceux-ci déterminent la précision de l’orientation.

Tumulus

Les tumulus ou les amas de pierres encore visibles ont tendance à être circulaires. Le manque de fouille ne permet pas d’en connaître les règles. Les pierres grandes et petites sont prélevées sur place ou à proximité immédiates. Aucun transport sur de longues distances n’est signalé. Le terrain offrant de nombreux affleurements rocheux donne aux constructeurs un choix suffisant pour placer leur monument dans des lieux correspondants aux critères que dictent les rituels funéraires. Ils optent toujours pour des points élevés, au sommet ou au flanc d’une colline.

Les fouilles révèlent des murs en couronnes à l’intérieur des cairns. Ils sont construits avec soin et sont appareillés. Ils sont les bases de murs plus hauts et participent non seulement à la solidité, mais aussi à l’élévation en paliers de la structure. Le profil serait en degrés jusqu’au sommet de la dalle de la table qui pouvait être recouverte ou laissée apparente.

Chevet

Il est donné aux dalles de chevet une importance particulière. Elles peuvent être retaillées pour obtenir des formes plus régulières : trapézoïdale, arrondie ou ogivale. Certaines sont aplanies sur leur surface dirigée vers l’intérieur. Cette préparation laisse supposer une décoration peinte. Elles débordent parfois en hauteur ou en largeur les piliers de la chambre.

Chambre

Las dalles latérales qui supportent la table sont inclinées en moyenne à 75 %. Ce système a plusieurs avantages. Il permet de réduire la taille de la dalle de couverture pour une surface de la chambre plus grande de 40 à 50 %. La chambre du dolmen des Feuilles, Rouet, Hérault a ainsi une surface au sol de 6,4 m2 alors qu’elle n’est que de 2,6 m² au sommet. Il permet de réduire le poids exercé sur les piliers. Les deux orthostates s’appuient sur la dalle de chevet d’un côté et reçoivent la poussée du remplissage de la structure externe. La solidité du monument s’en trouve renforcée.

Antichambre

Un certain nombre de monuments présentent une antichambre. Ils sont plus grands que la moyenne. Le diamètre de leur tumulus se situe entre 7 et 12 m pour atteindre 15 m et parfois 25 m. La hauteur actuelle des tumulus ne dépasse pas 2 m.

Si tous ont été fouillés au 20e siècle, l’exploration n’a jamais porté sur les structures les entourant. Dans les publications, les plans des tumulus sont tracés au compas. Ils représentent les limites des éboulis et ne donnent aucune information de ce que purent être les cairns et autres monuments accompagnant le dolmen.