Épiphénomène ou fait divers, d’une autre époque que celle du mégalithisme, les statues-menhirs de l’ouest sont-elles de véritables témoins d’une statuaire contemporaine des dolmens ?
Quatre statues-menhirs sont recensées dans l’Ouest de la France. Deux se trouvent en Bretagne et deux dans les îles Anglo-Normandes.
L’habitude est de traiter le sujet des statues-menhirs en commençant par une carte allant de la Bretagne à la Crimée. Elles sont quelquefois affublées de flèches montrant un hypothétique cheminement. Les statues-menhirs rouergates n’ont rien à voir avec celles de Corse, encore moins celles de Crimée. Des milliers de kilomètres et des milliers d’années les séparent. L’idée de donner une forme humaine à un bloc est assez naturelle. La Bretagne n’est pas un pays de statue-menhir. Les deux cas, jusqu’à de plus amples découvertes, sont à considérer comme une invention locale et tardive qui n’eut aucune extension au niveau régional.
La trouvaille de blocs à forme humaine incite à la curiosité. Très vite, ils s’entourent de fonctions symboliques ou superstitieuses et sont conservés, souvent mis en valeur. Si les statues-menhirs avaient été une pratique courante au Néolithique, un nombre d’exemplaires plus important nous serait parvenu. Ces quatre exemplaires sont les seuls connus en Bretagne et dans les îles anglo-normandes et ne sont pas suffisants pour former un groupe et les faire figurer sur les cartes de répartition des statues-menhirs.
Finistère, Le Trévoux, statue-menhir de Laniscar.
Guernesey, Sainte Marie du Castel, statue-menhir du Câtel.
Guernesey, Saint Martin, La Grand-Mère de Chimquière.
Morbihan, Guidel, statue-menhir de Kermené.