Cous, Vendée

Publié le 14 janvier 2026 à 04:57

Bazoges-en-Pareds

Il a été nommé ciste par le premier fouilleur, mais il est préférable de garder le nom de dolmen, bien que ce monument ne corresponde pas à sa définition première. La construction commença par un nettoyage par le feu sur une surface de 20 m de diamètre. Il pourrait s’agir d’un rite de purification. Ensuite, une douzaine de dalles furent dressées verticalement pour former un cercle de 4,60 m de diamètre. Elles furent immédiatement entourées d’un mur en pierre sèche qui épouse leur forme. Le couloir de 5 m de long et 1 m de large, bordé de dalles, donnait accès à l’espace créé. Il était recouvert de pierres plates. Un pavage est posé sur le sol de la chambre. Dans la phase suivante de construction, un mur de parement extérieur large de 2,50 m a été élevé. Le comblement entre le mur intérieur et extérieur est fait avec de la pierraille. La dernière étape voit le recouvrement de la chambre. Il est réalisé avec des dalles plates d’environ 1 m sur 0,50 m grâce à la technique de la fausse voûte à encorbellement. Chaque pierre recouvre la précédente sur une surface des deux tiers jusqu’au sommet pour former une coupole. Son diamètre, le plus grand connu pour cette époque, implique une hauteur importante et indique la maîtrise des constructeurs. Le monument, une fois achevé, remplit sa fonction pour une durée indéterminée. Dans un second temps, une nouvelle ceinture de pierre sèche de 2,50 m de large et de 1,30 m de haut a englobé la construction primaire, agrandissant son aspect extérieur. Les dernières modifications seront l’ajout d’un contrefort du côté de la pente, certainement pour renforcer le mur extérieur.

Cette construction, si elle ne répond pas aux critères du mégalithisme, appartient au même phénomène. Il est absurde de définir un ensemble d’édifices exclusivement par ses matériaux. La pierre sèche est très souvent utilisée pour compléter les grandes dalles et combler des vides entre des piliers ou pour bâtir les murs des couloirs. D’autres monuments comme le tumulus de Barnenez (Finistère) montrent que la technique de l’encorbellement est maîtrisée dès l’émergence du mégalithisme et qu’elle pouvait être utilisée conjointement avec des grandes pierres. Il est probable que les ruines de ce type de monument aient échappé aux premiers chercheurs. Sans dalle émergente, ces ruines ne sont qu’un tas de pierres, dans des pays qui en comptent souvent beaucoup. La largeur des murs est un indice pour l’utilisation des encorbellements. Ils doivent atteindre une certaine épaisseur pour supporter la poussée de la voûte. La pierre sèche permet de belles réalisations architecturales rapidement, et ne nécessite que peu d’intervenants. Les constructions en encorbellement sont présentes dès les premiers dolmens ou légèrement antérieures.

La première fouille en 1913 avait dégagé en trois jours plus d’un m3 d’ossements humains. Ceux-ci étaient rangés en tas et il n’y avait qu’un squelette complet. Cela représentait les restes de 120 personnes. Les hommes mesuraient en moyenne 1,60 m et les femmes 1,53 m. L’ensemble de ces vestiges pourrait appartenir à une réutilisation au Néolithique Final, après que le monument a été nettoyé. La fouille aux abords extérieurs a révélé une quinzaine de poteries qui devaient se trouver sur le parement externe. L’hypothèse la plus probable serait que les vases contenant des offrandes étaient déposés près de l’entrée sur le rebord du mur. Ils datent du Néolithique Moyen époque de la construction et de la première utilisation.

 

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