Ils sont parmi les plus spectaculaires, les plus grands, les plus magnifiques des dolmens et c’est sur eux que l’on sait le moins de choses. Les dates de leur construction restent à déterminer. Les structures qui les entouraient : cairn, plate-forme ou autres aménagements sont mal ou peu connues. Trois dolmens : La Bajoulière, Taizé et les Pierres Folles de Cous ont livré les restes de vestiges de la base de structure autour du dolmen, sans permettre de restituer la forme de la construction qui l’entourait.
Le centre du groupe des dolmens angevins est le Saumurois, dans le Maine-et-Loire, il se prolonge dans le nord de la Vienne dans la région de Loudun. Il déborde dans les Deux-Sèvres et l’Indre-et-Loire. L’état des monuments et leur destruction ne permettent pas de définir des frontières précises.
Le dolmen angevin est constitué d’une chambre carrée ou rectangulaire précédée d’un antichambre ou portique. L’intérieur de la chambre est souvent cloisonné par des dalles verticales. Des portes monolithiques ont été conservées. Ce sont des dalles légères qui ne montent pas jusqu’au sommet. Dans le dolmen de Corzè, il y avait une porte à l’entrée du portique et une devant la chambre.
Ces dolmens représentent un groupe architectural bien spécifique. Ils ont un territoire, mais des dolmens de même type se retrouvent sporadiquement dans des régions voisines. Dans l’aire de répartition qui leur est propre, tous les monuments ne sont pas de ce type. En Maine-et-Loire, ils représentent un peu plus de la moitié des mégalithes connus.