Dolmens catalans
Les dolmens sont petits. Les dalles sont rarement plus longues que 2 m. Quatre à cinq personnes suffisaient à la construction pour les plus modestes. Les dalles latérales dépassent la dalle de chevet. Cela donne un plan en H. La dalle de chevet est la première à être dressée, ensuite viennent s’y accoler les supports. Ceux-ci sont inclinés, le sommet vers l’intérieur.
Ce sont des dolmens dits simples sans couloir, à moins que celui-ci n’ait disparu.
Dolmens des cols et des crêtes
Ce sont des dolmens de hauteurs. Sans être au sommet, ils sont sur des replats, des crêtes ou des cols. Il existerait des dolmens à couloir et sans couloir. La classification n’est pas claire. Sur près de 140 sites recensés comme dolmens, beaucoup sont de simples cistes. Certains auteurs ne reconnaissent dans cet inventaire qu’une quarantaine de dolmens.
Il existe des monuments sans couloir, entourés d’un cairn. Ils sont à usage collectif avec ouverture régulière du tombeau, et semblent être une forme intermédiaire dans la terminologie classique entre le coffre et le dolmen. Ils sont tous d’un plan simple : deux supports et une dalle de chevet surmontés par une table. Les pierres utilisées sont prélevées sur place. Ils sont, quand des traces en sont conservées, entourés d’un tertre circulaire qui sans recouvrir le monument, créait une plateforme autour de lui.
Toutes les datations à peu près fiables les situent dans un Néolithique très final, un âge du Bronze Ancien et Moyen, sans que l’on sache s’il s’agit de réutilisation, de reconstruction ou même de construction.
De nombreux dolmens présentent sur leur table des cupules, sans que celles-ci soient datées. Il est certain que certaines furent exécutées dans des temps historiques.