Fouille Philippe Galant 20104
Saint-Maurice-Navacelles, dolmen
Comme la plupart des dolmens, la chambre avait été vidée de ses couches archéologiques et ne demeuraient que de petits fragments d’os humains.
Vers l’extérieur, l’entrée du couloir était fermée par un muret dont trois assises ont été retrouvées. Le passage vers la chambre se faisait par une dalle échancrée.
Près de la falaise, face à un immense panorama, le monument avait été élevé sur un monticule naturel. Cela accentuait sa domination sur le paysage. Le dolmen est inclus dans une structure circulaire d’une dizaine de mètres de diamètre bordée de grande pierre. Pour le comblement, quatre faciès de calcaire ont été utilisés. Les trois quarts proviennent de l’emplacement du monument, les autres d’un environ immédiat. Pour les pierres du remplissage, les constructeurs se sont contentés des pierres les plus proches.
Devant l’entrée du couloir, à l’extérieur du monument, ont été mis au jour de nombreux fragments de poteries. Elles sont attribuables au Néolithique Final et contemporaines de la tombe. Leur disposition montre qu’elles furent déposées à l’air libre et ne proviennent pas d’une vidange de la chambre. Ce sont les restes d’offrandes faites aux morts et les vestiges de rituels accomplis devant le sépulcre. Les funérailles s’accompagnaient de cérémonies et il est probable qu’au cours de l’année des hommages étaient rendus aux morts.