Les pierres en mouvements des Causses

De grandes dalles se retrouvent isolées hors de tout contexte. Elles peuvent être calées sur de toutes petites pierres. Leur taille correspond au module habituel qui constitue les dolmens. Leur présence n’est pas naturelle et est due à une action humaine

Elles sont interprétées comme des blocs extraits de leur banc naturel, dont le transport a commencé en vue de la construction d’un mégalithe. Les travaux ont été arrêtés pour une raison inconnue. Au regard du nombre de dolmens qui furent édifiés, il est probable que certains projets furent interrompus. 

Si l’on en connaît un petit nombre, elles sont très difficilement détectables et les prospecteurs y ont moins prêté attention. Beaucoup peuvent paraître naturelles. Rien ne permet de dater les interventions humaines qui transportèrent ces pierres dans les lieux où elles reposent.

Les pierres en mouvement, ces blocs uniques sur des petites cales, pourraient être des monuments à part entière. Le fait qu’elles soient le plus souvent situées sur le substrat rocheux ne permet pas la fouille. Aucune tentative d’une exploration méthodique des alentours n’a jamais été entreprise, pour y trouver des traces d’activité humaine.

Dans ce monde où la pierre brute possédait une valeur symbolique forte, puisqu’elle était choisie pour la construction de la demeure des ancêtres, ces pierres que les auteurs anciens appelaient volontiers « autels druidiques » pouvaient être un type de monument qui échappe à la compréhension des archéologues.